Je bois à nos amours infirmes
 
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 Come play my game I’ll test ya.

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Louisa von Zerstörung
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MessageSujet: Come play my game I’ll test ya.    Dim 5 Juil - 14:03

Une fois de plus, Louisa avait passé la journée au dehors, profitant des derniers rayons de soleil pour réfléchir en marchant dans els ruines, flâner en glissant ses mains le long des pierres tombales du cimetière, ou encore s'asseoir sans compter les minutes qui s'échappent, accoudée au bar, en ressentant glisser dans sa gorge fine des breuvages plus envoûtants les uns que les autres. Mais à force de bouger d'un endroit à un autre, sans s'attarder à un lieu, sans rencontrer quiconque, elle commençait à se sentir un peu seule, s'ennuyant presque... Antigone avait probablement raison, et elle commençait aussi à rêver secrètement de fuite et de course à travers les bois, pour retrouver cette liberté ôtée bien trop prématurément... Mais elle doutait encore de sa capacité à tromper la méfiance des vampires l'entourant, et elle ne mourrait pas d'envie de retourner dans un cachot...

A cette pensée, un sourire, presque un rire, naquit sur le visage de Louisa. Cela aurai pu paraître mal placé, et les quelques vampires qu'elle croisa en traversant le couloir vers ses appartements se demandaient pourquoi une humaine semblait prise d'amusement soudain alors que la plupart de ses semblables tendaient à se fondre dans la mélancolie et la tristesse, dépassée et désespérée par leur situation. Mais la jeune femme qu'ils croisaient, vêtue d'un pantalon de toile noire, ainsi que d'une chemise de la même couleur, semblait bien trop vive pour être une esclave, sa carrure et son habillement étant, tant qu'à eux, bien trop propre à une vampire... Ses hanches, au dessus de la chemise, étaient serrées par un corset aux couleurs rouge et violettes par le ruban qui reliait les différents côtés du vêtement. Mais cet accoutrement aux reflets romantiques et sensuels, n'était que très peu visible, caché par une veste mi-longue, s'arrêtant légèrement en dessous de ses genoux.

Quand Louisa arriva à la porte qui la menait à son appartement, elle était encore plongée dans ses pensées, songeant au vampire qui l'avait jeté dans un cachot après quelques instants dignes d'une volupté des plus exquises... Veragän, tortionnaire aux tendances ambiguës certes, mais elle avait tant apprécié cet instant... Mis à part celui où son dos presque nu s'était retrouvé contre le sol crasseux et froid de la cellule... Heureusement que quelqu'un l'avait retrouvé, bien entendu sans décliner son identité… La jeune femme se mit à fouiller dans ses poches à la recherche de ses clefs. Ses mains gantées de dentelles, enfouilles dans le tissu, elle remuer ses différentes petites affaires… Boîte d’allumettes, papier plié en quatre, tout y passait, quand, machinalement, elle releva la tête, et son regard croisa celui d’un vampire qu’elle avait déjà eu l’occasion de connaître…Le temps semblait s’arrêter, elle observa son attitude, ses pas qui se rapprochaient des siens, et ses yeux qui croisèrent les siens… Un sourire sur les lèvres, les clefs de ses appartements enfin retrouvées, elle déclara :


- Bonsoir Veragän…




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Veragän Funéra

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MessageSujet: Re: Come play my game I’ll test ya.    Lun 6 Juil - 22:36

- ~~ Est telle encore vivante à l’heure qu’il est mon ami ? ~~
- Pour en être sûr, il faudrait redescendre.
- ~~ Et pourquoi ne pas redescendre ? ~~

Le coucou de l’horloge avait résonné dans tout l’appartement de son tambour, et de sa voix mécanique, aiguë. Au dehors, le tonnerre faisait trembler les murs comme de peur, et derrière les planches de bois qui condamnaient sa fenêtre, des trombes d’eau martelaient les lattes. Sur le rebord de la fenêtre, un livre au papier sépia était ouvert. Quand la porte se referma en un coup sec, quelques pages s’élevèrent, comme si un fantôme lisait les écrits.

Veragän déambulait le long des couloirs exigus, décryptant son entourage fantasmagorique de deux pupilles sèches. [Sinuant dans sa brume jaunâtre, il ne se souvint avoir croisé ni vampire, ni mortel, les échos qui se bousculaient dans sa tête entraînaient avec, toute son attention.] Si sur son chemin, il avait croisé un mortel, ce dernier remerciait dame fortune de ne pas l’avoir entourloupé dans une affaire sans queue ni tête. Si sur son chemin, il avait croisé l’un de ses frères, enfant de Caïn, le vampire pouvait observer le manque apparent d’étiquette de l’Illusionniste. [Les couloirs lui apparaissaient clairs, comme exposés à la lueur d’un soleil malade. Jonchaient le sentier des amas de vermine, des organismes que le temps avait durci. De temps à autre, dans l’atmosphère pesante des potins fantômes, une voix s’élevait, plus distinct et plus fraîche. Celle qu’il perçoit lui pose une flopée de questions.]

- Parce que si elle est morte, je serais descendu pour rien.
- ~~ Mais si elle est vivante ? ~~
- Pourquoi parler d’elle ? Ce n’est qu’une…

Son instinct ne le trompait pas, car lorsqu’il redressa les yeux à l’horizontal, il reconnut le visage de Louisa. A pas feutrés, comme si elle ne l’avait pas vu, l’Illusionniste combla la proximité qui faisait d’eux, deux étrangers, et s’arrêta à un mètre d’elle, le visage stoïque. Les bonsoirs n’avaient aucune importance hormis celle du formalisme escobar. Le regard du vampire se fixa dans le sien, sans plus s’en décrocher.

- Qui de la fortune ou de l’ambition t’a tirer du pays des rats ?


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Louisa von Zerstörung
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MessageSujet: Re: Come play my game I’ll test ya.    Lun 6 Juil - 22:39

Le regard légèrement amusé, ampli de cette couleur pâle, Louisa observait Veragän, qui venait d'arriver à sa hauteur. Une fois de plus, sa voix était emprunte de cette ironie qui le caractérisait si bien, mais il semblait surpris... Comment ne pas l'être? Revoir une jeune femme qu'on avait vu pour la dernière fois enfermée dans un cachot humide, et de par ses propres mains, cela pouvait porter à confusion... Mais non, elle était bien devant lui, encore vivante, mais cette fois ci, nettement plus habillée... Heureusement! Sinon elle se serai déjà fais bouffée par une de ces créatures sanguinaires... Veragän croisa le regard de Louisa, s'y accrochant sans prendre la peine de la saluer, énième mondanité qui semblait plus l'exaspérer qu'autre chose. Cette réaction ne dérangeait pas la jeune femme, au contraire, elle aussi était lassée de ces courbettes et salutations inutiles. Il alla au bref du sujet, lui demandant qui l'avait tiré de la... Elle ne put s'empêcher de rire. Pendant un bref instant, elle se laissa elle aussi tomber sous les tentations de l'ironie, puis posa avec pudeur sa main gauche devant ses lèvres, stoppant net, les joues légèrement rougies. Son regard se releva vers les yeux du vampire, et elle déclara:

- Un être qui passait par là a ouvert la porte de ma cellule pour me permettre de m'enfuir... Vampire ou humain, je ne sais pas, mais il a du avoir pitié de moi, de cette femme allongée à demi nue dans la crasse, bien trop vivante à son goût... Il était plutôt clément envers moi, il m'a même offert sa chemise... Je ne serai pas allée bien loin, à poil dans un donjon...

Louisa arrêta de parler, faisant glisser le trousseau de ses clefs entre ses doigts fins. Elle avait toujours besoin de jouer avec un quelconque objet entre ses mains, surtout quand elle était troublée... Car oui, elle l'était, à vrai dire... Elle ne s'attendait pas à croiser Veragän, et leurs moments de sensualité étaient plus qu’encrés dans sa mémoire désormais, mais aussi dans sa chair... La peau de son dos était encore finement ciselé par un V et un F ondulant légèrement, comme tracé par une plume délicate, avec une écriture gothique, mais à vrai dire, c'était plutôt une lame de rasoir qui avait agit ainsi... La cicatrice était légère mais présente, à demi dissimulée par le tatouage du Dragon. Mais Louisa ne pouvait s'empêcher, le soir, à demi nue devant sa glace, de glisser sa paume contre cette marque, qui l'intriguait et la troublait plus que ne la dérangeait... Ces images s'amoncelaient devant ses yeux, la main du vampire souillée par le sang de la jeune femme ainsi que le sien, main qui ne savait s'attarder à un seul endroit, et gravissait ses hanches dans une lenteur tortionnaires... La jeune femme brûlée vive par le vampire... Ce rasoir contre son dos... Le torse chétif de Veragän qui se serrait encore contre le corps refroidi de Louisa... La couleur rouge de ses joues se prononça encore plus, mais la jeune femme chassa vite ces visions audacieuses, se retrouvant dans le "vrai" monde, toujours face au vampire... Elle empoigna les clefs, observant désormais la serrure, ouvrant la porte avec lenteur. Elle y jeta un bref coup d'oeil: Lane n'était pas là, sa présence faisait défaut. Il devait être à nouveau parti, rejoindre sa bien aimée Saphir... Louisa était habituée à ses petites escapades, cela ne la dérangeait point: quoi de plus normal pour deux amants de se retrouver seuls à seuls? De plus, la dernière fois qu'il étaient dans ces appartements à "flirter", si on peux le dire, Louisa ignorait encore tout de la relation entre Lane et Saphir, et elle avait eu du mal à le digérer, elle qui aimait tant son protecteur... Lane avait désormais pris ses distances, et cela la pesait par moments. Louisa releva la tête, fixant Veragän avec amusement:


- Je t'en prie, entre... Tu ne vas pas rester sur le seuil de la porte...

Sa proposition était certes audacieuse, mais elle ne put s'en empêcher. Elle avait envie de rester un peu avec lui, son esprit vide d'idées trop particulières... Bien que ses souvenirs étaient encore cachés derrière les replis multiples de son cerveau. Elle espérait qu'il ne déclinera pas cette invitation... Mais elle doutait qu'il refuserai.
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Veragän Funéra

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MessageSujet: Re: Come play my game I’ll test ya.    Lun 6 Juil - 23:23

Veragän ne la gratifiait d’aucun répit, la disséquant des yeux comme si sa présence relevait du surnaturel. Des questions se glissaient dans leur échange visuel, une flopée d’interrogation qui faisait de son masque celui d’un spectateur passif. Mais ce n’était la présence inopinée de la mortelle qui le faisait sourciller, ni le pourpre doux de ses joues, ni sa mimique d’enfant lorsqu’elle leva son index contre la pulpe de ses lèvres sanguines. Son comportement seul était le point d’orgue de tant de charade. Après l’avoir méprisé et enfermé dans les sous-sols du manoir, qu’elle use de formalités et d’accortise ne pouvait être pris au second degré. Comment avait t-elle interprété les paroles qu’il lui avait dicté, avait t-elle franchi le seuil de cette prison, un regard similaire au moment ou elle y était entrée ? Le teint blafard de Louisa faisait ressortir le rose de ses joues comme les tâches noires d’une toile enneigée, détail qui ne sut lui passer outre. Son attention tout à elle, il l’écouta soigneusement pendant que ses prunelles vides suivaient la danse de ses doigts autour de la clef comme si elle manipulait son propre cœur, de chair luisante et veinée. Quelqu’un l’avait tiré de ce pétrin, avait éprouvé envers elle un sentiment de pitié à la voir recroquevillée tel un oiseau dans une cage. [Veragän voyait de longs filets carmin ruisseler entre les doigts mièvres et sensuels de Louisa.] Il ne décocha l’ombre d’un mot, et bien qu’extrêmement attentif, à aucun moment, ses prunelles ne décrochèrent l’étreinte ondoyante de la mortelle.

- Je vois… Quelle clémence, Dame Fortune. - Répliqua t-il d’une voix grave, sans âme. -

Les charnières grincèrent et bientôt, les lumières de ses appartements s’ouvrirent à ses yeux. Son invitation fut des plus surprenantes, car à défaut de le traiter en ennemi, elle semblait interpréter sa présence avec plaisance. Après avoir aventuré un regard hasardeux au sein de la pièce, ses prunelles cheminèrent jusqu’à celles de Louisa où il s’attarda, quelques secondes.

- Tu veux que j’entre ? - Répéta t-il, incertain. - C’est une drôle de façon de s’adresser à… - Comment le voit t-elle ? - A celui qui, sans l’ombre d’un remord, t’aurais laissé périr parmi tes compagnons d’infortune, qui aurait laissé tes os au beau milieu des rats. - Sa voix fut claire. - Et je le referais, si l’occasion m’ait offerte. Tu me crois… Louisa ?

L’Illusionniste avait l’impression qu’en Louisa, la haine n’avait sa place. Sa télépathie lui racontait la mélopée romanesque qu’elle avait bâti avec son hôte, ses sentiments martyrisés qui semblaient aujourd’hui, mieux portant. Ses révélations ne quittèrent les contrées de son esprit, car l’observation ne connaît la perfection, et s’affine sans se révéler. [ Les gouttes de sang s’étalaient sur le fin tapis de couloir, le mouchetant d’une couleur plus sombre. Mais dans les fibres de l’étoffe, les gouttelettes semblaient naviguer pour former… ] Veragän redressa vivement son visage qui, une lourde minute, s’était fixé à ses pieds.


- Et…
- ~~ Ksssss… ~~
- Dis moi... Qui invites-tu ?


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Louisa von Zerstörung
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MessageSujet: Re: Come play my game I’ll test ya.    Dim 18 Oct - 16:43

Louisa semblait ne pas être la seule à être surprise. Car même sous son voile opaque d'indifférence et de silence, Veragän laissait transparaître une multitude de doutes et de questionnements, mais il savait mieux que quiconque maîtriser l'apparence extérieure de son enveloppe charnelle pour laisser, à la vue de tous, l'ombre même de la surprise prendre possession de ses traits imperturbables. Passif, il restait stoïque devant la jeune femme, son regard oscillant entre ses doigts qui bougeaient doucement pour ouvrir la porte, son regard troublé, et la couleur rouge originelle de ses lèvres. Comment elle était sortit de là, voila certainement la question qui devait le plus perturber son raisonnement et ses pensées, habitués à voir succomber et perdre, sous ses gestes calculateurs, quiconque s'opposerai à lui. Mais en réalité, Louisa était probablement une des seules à avoir su détourner et se sortir d'un de ces jeux malsains... Etait-ce un don du Destin, qui avait fait qu'elle avait pu sortir? Ou bien sa fin devait-elle encore attendre? Peut être que l'ombre d'un de ces Dieux de la Mort était passé par son cachot, voyant de par ses yeux que son Instant Dernier n'était pas encore venu, qu'il était encore temps pour elle de vivre... Mais le moment n'était pas aux réflexions. Veragän semblait hésiter, oscillant entre la surprise et une sorte de méfiance. C'était bien vrai, comment une personne qu'on a jeté dans un cachot sans ressentir le moindre remord, peux elle vous inviter ainsi dans ses appartements? Une envie de vengeance, qui sait? Mais le sourire si léger de Louisa était bien trop pur, trop simple, pour pouvoir y décrypter la moindre intention traîtresse. Etait-elle trop naïve, ou avait-elle tout simplement pardonné, geste de respect dont personne n'usait plus dans le royaume? La tête de la jeune femme se pencha sur le côté, et ses longs cils se rencontrèrent un bref instant, dans un clignement imperceptible. La main éternellement posée sur la poignée de la porte, elle se contentait de regarder Veragän avec amusement, d'autant plus que ses questions semblaient quitter ses lèvres avec un débit bien plus rapide qu'à son habitude, lui qui a plutôt tendance à imposer les faits sans le moindre échappatoire... Changement de tendance quelque peu intéressant, d'autant plus qu'il fixait le sol avec un regard lourd, comme s'il tait perturbé par une énième manifestation de son esprit tortueux. D'une voix calme, Louisa prononça ces mots:

- Je le sais, Veragän, plus que j'en ai l'air. Mais tu as perdu cette fois là. Tu y étais presque, mais je t'avais dis que je ressortirai. Question de chance, probablement, mais je suis plus vivante que jamais... En es-tu si triste?

Encore un petit relâchement de la voix de la jeune femme. Cette ironie dont elle aimait user se glissait encore en elle, elle ne pouvait plus s'en empêcher désormais... Tiens, ses ectoplasmes semblaient s'être manifestés à nouveau. Ses compagnons d'outre-tombe, comme il disait... Louisa sembla apercevoir un léger mouvement dans l'air, était-ce l'individu fantomatique qu'elle avait humilié qui se manifestait à nouveau? Lui en voulait-il encore? Probablement que dans sa vie de revenant, jamais il n'avait aucune une simple humaine qui s'était adressée à lui avec tellement d'audace et presque d'indifférence... C'est qu'ils ont besoins d'affection et d'attention, ces petits monstres... Amusée, Louisa s'approcha de Veragän, ressentant cette vague d'audace qui la dirigeait à nouveau. Consciente que les barrières qui s'imposaient à elle, qui portaient le nom de Danger, Pudeur ou même Peur étaient tombées en elle depuis bien longtemps déjà, elle lâcha la poignée de la porte légèrement entrouverte, et fit glisser légèrement sa main droite au dessus de celle du vampire, l'effleurant juste, mais rendant encore plus intense encore cette approche discrète. Son index se pencha légèrement et ondula contre sa paume, pour s'éloigner à nouveau... Audacieuse, quelque peu provocante peut-être, mais toujours dans la délicatesse, elle venait de rappeler à lui leurs moments passés... Ils eurent juste le temps de heurter les connexions nerveuses de Veragän, fragiles et encore plus sensibles depuis son passage dans le monde de l'Ombre. Et la voix de Louisa se mit à entonner, de son timbre léger qui faisait d'elle une Mortelle:

- Est-ce que je me trompe quand je pense que même si je ne demande que ta présence, tes spectres nous rejoindrons ?
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Veragän Funéra

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MessageSujet: Re: Come play my game I’ll test ya.    Dim 18 Oct - 16:46

Le regard de Louisa brillait d’une étincelle de pureté, sous son visage séraphique, elle ne semblait dissimuler ni serpent, ni venin. Que cherchait t-elle, à quoi rimait cette invitation et cette politesse. Méfiance, Crainte, Peur ? Aucune affection de ce type ne le dirigeait, sa folie gouvernait sa raison et, sûrement trop égocentrique, ne voyait dans les mortels aucune couleur du danger. Ses traits s’étaient forgés dans une sèche neutralité, frôlant le mépris, mais dont le silence parfait prêter à l’analyse. A jour, il percerait ses desseins, qu’ils soient d’un vert fourbe ou d’un blanc serein. Dans ses paroles, elle accusait la chance comme une coupable, à croire que son sort l’avait peu importé. Vie, Mort, dans ce châtelet, tout semblait se mélanger, de toute façon ! Un fin sourire, indescriptible, vint flotter sur les lèvres incolores du vampire qui s’autorisa l’un de ses silences habituels et malaisés. Ne prêtant plus d’attention au manège ombrageux qui maquiller le sol, Veragän affronta le regard amusé de la jeune femme de deux yeux abyssaux.

- Triste. – Répéta t-il en martelant syllabe et consonne. – Non. Je n’ai pas perdu. Au moment ou j’ai franchi cette vieille porte, tu étais prisonnière, pas condamnée. J’ai gagné une bataille. Pas la guerre.

Dans le couloir sombre, les ampoules grésillaient sous des bruits secs, tel un nid d’insectes. La lumière tamisée semblait malade, comme si dans son sillage, les mauvaises ondes du vampire étaient contagieuses. [ La sonorité de ces bruitages se décuplait dans sa tête, dissimulant une panoplie de mots hachurés, des syllabes errantes, de chuchotements interdits. Veragän savait que derrière lui, le décor dégoulinait pour imprimer dans la poussière ces hordes de visages que le temps a vu passer.] Mais son regard était tout à Louisa qui, audacieuse, entreprenait de briser à nouveau la faible proximité. L’échancrure de la porte ne dévoilait que le noir opaque des appartements endormis. Une furtive œillade de sa part comme si un loup attendait, tapi dans l’obscurité, et le contact infime de Louisa le tira de sa paranoïa. La frivolité de son geste ne portait que trop de sens, les souvenirs sensuels des cachots la portaient vers de nouvelles provocations. Lentement, les yeux du vampire se plissèrent et doucement, tel le mécanisme d’une dionée, ses doigts se rétractèrent sur ceux, fins de la mortelle jusqu’à les piéger. Sa main, entrelacée dans la sienne, vint se poser sur la porte pour en faire grincer les gonds, dévoilant la suite de son protecteur et d’elle-même.

- Mes spectres ? – Articula t-il en jetant un coup d’œil à la pénombre. – Ils n’appartiennent à personne, tu grandis parmi eux sssssans… t’en rendre compte.
- [~~ SsSsi sseeeulllle… ~~ ]

Reportant son regard sur le visage de lait de l’humaine, le vampire relâcha sa main pour ébaucher un sobre pas en arrière. Les essences qui véhiculent hors de la chambre informent l’Illusionniste de l’identité de son maître, un néonate. Ce sont les siècles qui effacent les exhalaisons de l’organisme.

- Ce sont vOs appartements, à toi et à ton hôte. Je n’y ai pas ma place.
- [ ~ Elle craaaaache du veniiiiiin !!!!! ~ ]
- Et puis… ton invitation rime avec poison. Pourquoi tu ferais ça ?


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Louisa von Zerstörung
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MessageSujet: Re: Come play my game I’ll test ya.    Dim 18 Oct - 16:50

Louisa reste stoïque, sa main juste reposée sur la poignée de la porte. Cette emprise soudaine et marquée des doigts de Veragän sur son poignet fin ayant fait naître un sourire amusé sur ses lèvres carmin. Malgré ses airs froids et calmes, une multitude d'idées grimpaient avec vivacité dans son esprit tortueux, semblables à une liane sauvage autour du tronc d'un arbre. Seuls les yeux de cette jeune femme intrigante semblent être dans la capacité de refléter ses pensées, de part cet éclat brillant qui flamboie dans ses pupilles. Mais son invité semble hésiter, oscille entre une éventuelle promesse de part son étreinte discrète, et un doute plus réel... Fantômes, est ce que ce sont vos litanies morbides et lubriques qui incitent Veragän à rester sur ses gardes? Comment savoir, qui de l'Ectoplasme ou de l'Etre domine la pensée d'un tel homme... Bien qu'au seuil de ses intentions, Louisa était qualifiable de pure et innocente. Elle ne voyait dans son invitation qu'un simple moment de calme, de discussion, peut on dire de retrouvailles? Elle n'est pas aussi naïve que ses mimiques enfantines pouvaient le laisser sous entendre... Car sous ses airs joueurs se cachait depuis longtemps déjà un esprit plus calculateur qu'il n'y paraissait. Son invitation rime avec poison? Mieux vaux ne pas donner de "mauvaises" idées à la jeune femme en face de Veragän. Elle était capable de beaucoup... Depuis son arrivée dans le royaume, elle avait déjà pu avoir des expériences bien particulières. Pas seulement au sens charnel, mais dans des optiques bien diverses... Même en temps qu'humaine, elle avait déjà tué un de ses semblables, subit la souffrance sous des formes plus ou moins aigues, offert son sang... Jouer avec le prédateur et s'envoler juste avant qu'il referme son piège sur elle: tel était son créneau. Et elle avait envie d'agir ainsi, ce soir, encore une fois... Louisa fit quelques pas en avant, si légère qu'on avait l'impression que ses pieds glissaient sur le velours rouge qui caressait le sol des couloirs. Son regard se fit plus persistant, amusé et brillant de cette ambition si particulière à la jeune femme. Une fois de plus, son sourire angélique naquit sur ses lèvres, et elle s'approcha du visage de Veragän. Le fixant de plus en plus près, elle laissa choir cette proximité déjà si fragile... D'une manière quelque peu aguicheuse, elle resta à quelques millimètres de son visage, ses yeux sombres si proches des siens, comme pour se fondre dans ses pupilles et lire au plus profond de son être... S'approchant encore, elle fit osciller ses lèvres de cette peau pâle et glacée, pour se pencher avec avidité vers l'oreille gauche du vampire. L'effleurant doucement du bout des lèvres seulement, elle murmura, d'une voix suave:

- Ne rime-t-elle pas plutôt avec tentation?

Tant de tentations qui accablent la nature humaine, disait Bossuet. Louisa connaissait parfaitement cette maxime, et savait prouver pleinement son exactitude... une fois de plus. Son regard resta comme implanté dans celui du vampire, reprenant un peu plus de distance, après avoir insufflé à cette oreille sensible le souffle léger de sa voix. Puis comme emprunt d'un caractère multiple, elle fit renaître dans ses yeux son innocence originelle.

- Ta rencontre m'a intrigué, déclara-t-elle comme si de rien n'était. Tu fais parti des rares vampires qui m'ont amusé plus que d'ordinaire, et l'envie de te revoir me taraudait déjà l'esprit depuis quelques semaines... N'y vois nulle vengeance. J'ai eu ce qui devait m'advenir, les dès ont tourné en ta faveur... Mais je n'ai pas été perdante dans le fond.

Elle recula légèrement son torse, et posa ses mains sur ses hanches, comme si elle attendait une réaction ou une réponse. Elle espérait juste que son soit disant "pouvoir de persuasion" saurait agir dans son sens. Certes, ses desseins étaient clairs, et ceux de Veragän ne pouvaient l'être davantage. Mais l'envie de tenter le tout pour le tout était omniprésente en elle. Tant qu’à faire, même la Mort Subite qui aurait pu s'offrir à ses sens l'attirait. Tel un aimant, cet individu l'intriguait et la réjouissait, l'attirait, même inexorablement... Louisa ouvrit la porte de ses appartements, et s'y avança. Tournant le dos au vampire, elle fit quelques pas pour y entrer, prenant son temps. Viendrai-t-il? Probablement qu'il franchirai le seuil... Elle n'était cependant certaine de rien...
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Veragän Funéra

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MessageSujet: Re: Come play my game I’ll test ya.    Dim 18 Oct - 16:53

Au milieu du champ de bataille fantôme, là où râles lointains et murmures décadents s’emmêlent, le vampire n’est que chimère, réduit au rang de spectateur invisible, impassible, impénétrable. Les sillages de craie qui dansent autour de lui de leurs valses macabres semblent pétrifier chaque élément du décor, refroidissant les regards les plus glacés. De leurs voix criardes, de leurs mots insensés, les esprits damnés hurlent telles des sorcières, les souffrances qu’ils connaissent et subissent. Les mots volent et se dérobent de ses pensées, les flammes des chandeliers s’ondulent lubriquement, incarnant la tentation dont Louisa lui fait preuve. Elle s’approche de lui, de sa démarche de sirène, maudite, sous la lueur tamisée des flammes qui font de son ombre, une note de musique. Le rouge de ses lèvres effleure le blanc de sa peau, à peine, mettant l’accent sur une avidité qu’elle joue innocente. Tentation ? Poison ? Tentation empoisonnée ou poison tentateur ? Les flammes des cachots ont t-elles laissé dans ta peau, des séquelles sans remèdes ? Dans son retrait, elle libère des paroles qu’il juge hautaines. Amusé ? Parce qu’à ses yeux, les fils de Caïn ne sont qu’un passe temps, à qui divertit le mieux, et comment ? Parce que toi, petite humaine, tu oses pouvoir juger de manière si détachée, les monstres qui te préparent à leur goût, pour te plonger dans leur soupe ? Les fantômes la blâment de leurs voix indistinctes. « ~ Elle pue la débauche ! La gourgandine…~ Quelle audace, cette mortelle, aussi salace, qu’elle est belle. ~ La beauté d’un costume, cache un démon, et son écume est poison. ~ » Se décrochant de lui et comme s’il n’existait plus, Louisa s’enfonce dans la pénombre de ses quartiers sans avoir décroché un seul mot des lèvres du vampire. Il la fixe, d’un silence d’église, un sourire pernicieux aux coins des lèvres qu’il ne cherche plus à dissimuler. De longues secondes coulent où le silence se fait d’or, où la courbe harmonieuse de son dos se dissipe dans l’ombre qu’il brave, de son regard clair. Veragän ébauche un pas de loup dans le territoire de la belle, ne lâchant des yeux, le galbe fin de ses omoplates qui transparaissent sous sa chemise. Tel le fantôme qui surgit, il apparaît derrière elle en laissant les fantômes geindre entre eux, leurs flopées de lamentations mortifères. Ses mains squelettiques s’élèvent, ailes damnées, pour rencontrer l’ossature de ses épaules, ses doigts se refermant doucement telle une dionée. Silencieux, froid, Louisa a l’impression que derrière elle, c’est un fantôme qui l’observe et qui s’induit des courbes de ses épaules.

- Catin imparfaite … Tentatrice tourmentée … - Sa voix s’élève tel un glas. - Faut t-il t’arracher les ailes pour que tu comprennes … Qui tu es ?

Son visage d’albâtre vint s’apposer à quelques centimètres par dessus l’une de ses épaules. L’étreinte de glace de ses doigts, crochets de Caïn, se resserrèrent. Comme tu es belle, petite fleur, prise dans les ronces de la mort.


- Je ne suis pas un fantassin qui amuse la galerie… C’était toi, qui m’amusait, gisante parmi les cadavres comme une abandonnée… Pauvre petite abandonnée… ~ Tentatrice serviiiile… ~ Tu n’as pas été perdante, mais qu’as-tu gagné, rien, insignifiante…


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Louisa von Zerstörung
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MessageSujet: Re: Come play my game I’ll test ya.    Dim 18 Oct - 16:54

Les pas légers de Louisa ralentissent, le rythme léger de ses talons contre le sol se perdant dans les airs. Ses yeux sont clos, ses pensées divaguent et se mêlent entre elles comme des doigts fins qui s'enlacent dans une étreinte silencieuse. Le temps s'arrête, et elle se retrouve seule, perdue au milieu de ses envies qui heurtent ses doutes avec une force si incontrôlable. Il y a quelque chose de froid et aveugle derrière son sourire. Et cette voix familière, qui se mêle aux suggestions de ses Doubles Laiteux, qui devient plus proche d'elle. Et ces mots, aigues et fins comme des lames de rasoirs, qui fendent l'air pour glisser en elle sans remords... Alors que le commun des Mortels serait touché de plein coeur, Louisa les évite, sans ébaucher le moindre geste. Dans ce cabaret morbide qu'est celui de son esprit, les cadavres d'un blanc vitreux côtoient les êtres aux membres démesurés et tordus, assis sur des sièges transparents en cristal... Plaquée contre son socle, attachée, elle sent la fraîcheur de ce jeu de lames lancée vers sa personne, qui s’immisce contre sa peau. Et ces hôtes applaudissent, rient, d'une voix déformée et diabolique qui résonne dans ses pensées comme une pierre qui ricoche dans un puit profond... Ses yeux à demi clos, son rire enfantin qui résonne entre ses tempes, Louisa sent la menace de la dernière lame, affûtée pour mieux tuer, qui fonce vers elle... Mais celle-ci dévie de son cours, et s'enfonce dans son épaule à une vitesse fulgurante, qui déchire ses perceptions, qui fait éclater dans son cerveau une multitude de sensations qui se multiplient à l'infini... Sous la rapidité du geste, la jeune femme ouvre les yeux, la lumière, bien que faible, pénètre dans ses pupilles dilatées encore plus fortement que ses menaces illusoires...Une présence tyrannique. Ses mains. Qui enserrent ses omoplates, ses doigts qui glissent contre ses épaules, comme autrefois... L'intuition éclot comme une rose pleine d'épines, elle imagine encore ses lèvres, et ses souvenirs s'accumulent et s'accélère comme la bobine déréglée d'un film tournée il y a des millénaires... Et ces lèvres, tentatrices elles aussi, qui s'approchent de sa nuque... Ne ferme pas les yeux, petite effrontée, Affronte ton suave tortionnaire...

- Arrachez les à même les dents si l'envie t'en vient, l'acidité de tes paroles ne fait que les faire resplendir au grès des chandelles... Plus diaphanes et transparentes que la chair de tes Spectres...

N'écoutant qu'à peine ses paroles, Louisa reste stoïque, l'espace de quelques secondes, et fait basculer ses hanches, se retournant et faisant face à Veragän... La porte est si proche d'eux qu'elle pourrait en effleurer la poignée en tendant simplement les doigts. Son regard affronte les yeux de Veragän. L'éclat qui brille dans ses yeux n'a jamais envahie son corps, comme si les paroles du vampire avaient réveillé en elle une folie passagère... Si semblable à celle du vampire. Tentant d'ignorer les lois naturelles de la force de son hôte, Louisa replie ses doigts fins et les appose avec innocence contre le torse de Veragän... pour ensuite augmenter quelque peu sa force et le plaquer contre la porte dans un geste rapide. Coïncidence? Ses lèvres carmin arpentent se joues, effleurent son cou avec audace, et dans une rapidité suave... Tentatrice, bien trop, certainement trop entraînée dans ce rôle par l'image qui a juste envahi ses pensées. Puis elle remonte avec lenteur contre son oreille. Ses mains arpentent ses hanches avec langueur. Inversion de rôle? Et dans son élan, elle se met à sourire, et répète dans le creux de l'oreille du vampire:


- Cède moi... Laisse parler tes sens et ta mémoire...
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Veragän Funéra

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MessageSujet: Re: Come play my game I’ll test ya.    Dim 18 Oct - 16:59

Sous son étreinte de verre glacé, Veragän sent la jeune humaine quitter ses pensées pour retourner là où ils s’étaient perdus, là où ils avaient égaré quelques grammes de sensualités, dans la pénombre des geôles. L’espace d’un instant, le temps semble s’arrêter, le revêtement qui couvre le mur redevient la paroi de pierres humides, les barreaux des cellules scintillent sous la lumière étouffée. Dans sa tête… Indocile élève, tu ne tires donc rien des expériences ? Elle provoque, et elle provoque encore, ignorant tous des limites du danger. Les mots qui glissent de ses lèvres tentatrices ne sont que violentes provocations, Louisa se dépare de son apparat d’innocence et laisse son corps scander. Si les propos du vampire s’élèvent dans l’acrimonie et l’aigreur, elle les affronte avec d’autant plus de ferveur. A croire qu’il la provoque, comme elle, le fait si bien. Ses hanches harmonieuses pivotent avec légèreté pour que leurs regards puissent de nouveau se rencontrer, leurs regards frénétiques. Les doigts lunatiques de Louisa viennent frôler son buste avec douceur pour brutalement, le plaquer contre la porte qui se referme, comme victime d’un courant d’air d’hiver. Malgré le claquement de sa colonne sèche contre le bois, à aucun moment son regard nébuleux ne déserte le bleu de ses yeux, il cherche dans ses deux océans, les flammes des bateaux. Le contact de ses lèvres dans son cou le fait frémir malgré lui, un souffle trahit sa froideur et s’échappe de sa gorge vers le plafond tel une nuée d’oiseaux. Céder, ce mot retentit parmi les syllabes anarchiques des esprits, le poursuit comme son propre spectre. Les canons d’une bataille crient dans sa tête, la guerre oppose ses sens et son monde, qui le veut loin de tout. Comme auparavant, voudrait t-elle dominer leurs rapports sensuels pour se retrouver à la merci de ses doigts ?

- Te céder ? Bien sûr – Sa voix vibre d’un calme sarcastique. - Tu m’amuses, petite catin.
« ~ Elle n’est que viiiiice… débauchhhe… corruptiiiion… luxuuure… bassesse… ~>>
- Stop…
« ~ Et puiiis … ~ »

Veragän ferme les yeux, les fantômes disparaissent derrière ses paupières et leurs voix s’étiolent à la même allure. Ce sont ses yeux, les coupables du théâtre qui s’offre à lui, ceux qui stimulent la montée des voix fantomatiques et leur décor pâle.

- Je te cède…

Ses mains, jusqu’ici campées sur la porte, s’y détachent dans un silence de verre pour venir rencontrer le dessin de ses hanches. Ses doigts jouent aux serpents et sculptent ses formes comme si c’en était lui l’auteur. Dans une lenteur qu’il appuie, elles s’introduisent sous sa chemise fine pour venir souligner l’harmonieuse chute de ses reins. Louisa est prise dans ses griffes qu’il ne compte, visiblement pas rétracter. Lentement, la pointe de son échine se courbe et ses lèvres viennent évoluer le long de son cou tiède, tiède Comme il aime sa peau, plus pure que la neige, plus douce que la soie, et son sang, d’un rouge vif à faire pâlir toutes les mortelles, pitoyables humaines du château. Ses bras se resserrent sur le corps d’ivoire de la tentatrice, mêlant sa glace à ses flammes, calant sa hanche contre la sienne sans la moindre retenue. Qui sème la provocation récolte l’impudence, tu l’auras appris à tes dépends…Louisa. D’un geste vif, sans quitter le goût de sa peau, Veragän chancelle d’un coté pour mieux inverser les rôles. Louisa se retrouve dos contre le bois, sans aucune issue à l’horizon, à croire qu’elle est condamnée, maudite par son propre jeu.
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Louisa von Zerstörung
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MessageSujet: Re: Come play my game I’ll test ya.    Dim 18 Oct - 17:13

Le temps devient électrique, l'instant se fige et s'embellit comme un animal d'un autre temps, prit dans la glace. Les corps se rapprochent encore, la proximité tombe bien rapidement. Louisa plonge ses yeux bleus dans ceux de Veragän, gardant, pour un moment bref mais si rare, le silence, comme si ces retrouvailles troublaient ses pensées. Les minutes semblent s'effacer, les laissant seul à seul, pour la première fois... Car le vampire vient d'ordonner aux Fantômes, témoins funestes des troubles de son esprit, d'abandonner ces Terres, de stopper leurs invocations ardentes qui obstruaient ses réflexions. La jeune femme est surprise par cette demande, ses yeux se mettent à pétiller d'une audace nouvelle... Le socle tournant sur lequel ses membres fragiles étaient attachés vient de stopper son tourbillon, s'arrêtant dans un grincement aigu. Le public, auparavant rieur, turbulent et cynique, cesse ses applaudissements pour fixer, de ses globes oculaires pâles, l'homme qui s'approche du disque tournoyant... Leurs gémissements s'éteignent et s'estompent, tout comme leurs corps qui se dissipent comme une vapeur toxique. Louisa laisse fuir ses hôtes, comme l'avait fait auparavant Veragän… La mélopée morbide du glissement de leurs robes traîne le long du sol et les abandonne… à tout jamais. Plaquée contre la porte en bois, elle ressent le souffle léger du vampire qui s'envole, au contact de ses lèvres dans son cou. Ses mains fines et squelettiques arpentent ses hanches, glissant sous le tissu de la chemise et la soie de son corset. Sans quitter, même l'espace d'une seconde, le bleu de ses yeux, la jeune femme attend que ses doigts aient remonté la courbe de ses reins, et elle glisse ses mains gauches derrière son dos. Rencontrant la rangée verticale d'agrafes qui serrent sa taille, elle les détache, avec lenteur. Le déclic se fait entendre, résonne avec discrétion dans le silence d'église de la pièce. La dernière cède à l'assaut des doigts de Louisa, dont le regard amusé parcours celui de Veragän. Avec langueur, le corset délaisse son étreinte, libère le tissu, pour retomber sur le sol, moment éphémère et initiateur d'une foule d'instants où tomberont les limites... Louisa se rapproche doucement du visage de son hôte, un sourire ornant ses joues pâles. Pleine d'envie de ce contact qu'elle affectionnait tant, elle glissa ses mains autour du cou du vampire, tel le serpent qui sinuait autour de l'Arbre Premier pour onduler contre la Pomme. Ses doigts arpentèrent son cou fragile pour s'y fixer, s'épandre de sa froideur si particulière. Et avec langueur, elle lui offre ses lèvres, lui offrant quelques degrés de chaleur... Ses yeux se ferment, tout comme lui, tandis que sa langue s'y immisce doucement... Elle le retrouve, redécouvre le parfum suave de son âme, qui la fait frissonner comme son souffle dans son dos. Ne plus le quitter, et vivre de cet instant sensuel où les lèvres se rencontrent pour ne plus se quitter… Sans délaisser celle-ci, Louisa laisse s’échapper ses mains, qui se posent doucement sur celles de Veragän. Devenant maîtresses de ses gestes, elles arpentent ses courbes, dessinent ses reins, épousent ses hanches… pour s’arrêter juste contre le bas de sa chemise sombre. Elle glisse les doigts du vampire, les guident, l’instruisent patiemment. Leur baiser s’intensifie, semble se prolonge à l’infini… tandis que le premier bouton se laisse ouvrir.
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